Lorsqu'une femme qui travaille notamment dans un emploi peu rémunéré (ouvrière surtout) devient mère de son deuxième enfant a t'elle encore intérêt à travailler ? En France on compte seulement 580 crèches, les femmes courent le matin pour déposer leur enfant chez la nourrice ou chez "une gardienne de jour"avant de courir de nouveau pour se rendre à leur travail. Les journées sont chargées, partagées entre le travail à l'usine et à la maison. Une femme sur deux qui travaille en usine abandonne son travail à la naissance de son deuxième enfant car les frais de garde sont trop élevés. Jacques KRIER a rencontré plusieurs de ces femmes, l'une d'elle n'a pour le moment qu'un enfant et ne souhaite pas en avoir un deuxième tout de suite car elle "préfère travailler", une autre "se serait bien passé de celui là" (son deuxième), une autre qui souhaitait continuer de travailler a repris son emploi avant la fin du délai légal du congé maternité car elle craignait de ne pas retrouver son emploi au même niveau de qualification, pour une autre encore il faut travailler car financièrement un seul salaire ne suffit pas, et enfin les dernières ont totalement arrêté leurs activités professionnelles à partir du deuxième enfant. Enfin le réalisateur se posant la question d'une solution pour concilier vie sociale et vie de famille a rencontré une jeune femme qui avec trois enfants travaille 36 heures par semaine et sans diminution de salaire, son mari travaillant lui 44 heures (au lieu de 47 heures). La parole est également donné au psychologue (voix de Françoise DOLTO ?) qui pour conclure donne l'emploi du temps qui serait idéal pour un couple avec enfants, bien loin des réalités de la vie des familles.
Lorsqu'une femme qui travaille notamment dans un emploi peu rémunéré (ouvrière surtout) devient mère...